Portrait d’un contremaître humain

2019-06-06T16:11:49+00:006 juin 2019|Actualité, Article de Presse, Chantier|

DIRECTION D’ÉQUIPES TOUT EN COMPLICITÉ …

Sébastien Morel fait ses premières armes auprès d’une entreprise de Suisse romande comme maçon. La 1ère année est difficile car il lui faut s’adapter à une entreprise beaucoup plus importante que celle, dirigée par son père, où il a fait son apprentissage, dont l’effectif était de 3 personnes.

Il y rencontre Diego Fuentes, contremaître d’expérience, qui voit en lui un futur manager et lui confie de plus en plus de responsabilités. Il l’encouragera à suivre, dès sa 3ème année dans l’entreprise, une formation de chef d’équipe.

Son diplôme en poche, il rejoint INDUNI en 2008, précédé de quelques mois par son contremaître et mentor. Deux ans plus tard, le mentor estime que l’élève est prêt à évoluer et à se passer de lui. Et de fil en aiguille, de chantier en chantier, Sébastien devient lui aussi, par expérience et ancienneté, contremaître.

En quoi consiste le métier de contremaître ?

S.M. : Son rôle principal est d’organiser les chantiers et à superviser les chefs d’équipe et les effectifs. Il doit aussi respecter les plannings et veiller à la qualité du travail, à la sécurité des hommes et au respect de l’environnement. Il y a aussi le sens de l’écoute, la capacité à transmettre l’information de la hiérarchie aux différents corps de métiers, à se faire comprendre par tous les intervenants et à affecter les bonnes personnes aux bons postes. Il y a enfin la capacité à détecter les éventuelles anomalies présentes sur les plans.

Vous êtes constamment sur le terrain : vous avez un donc un lien particulier avec vos équipes ?

S.M. : Il est clair que je passe plus de temps avec mes gars sur les chantiers qu’avec ma propre famille. Il se crée donc des affinités qui me permettent d’adapter mon comportement envers chacun afin de travailler dans des conditions plus agréables.

Les deux plus beaux chantiers sur lesquels vous avez travaillé ?

S.M. : Michel-Ange à Luins, une maison privée, pour l’architecture à la fois esthétique et complexe du bâtiment, et le Domaine de Chamblandes à Pully, pour la situation au bord du lac, littéralement les pieds dans l’eau, qui donnait l’impression d’être en vacances tous les jours.

En dehors de votre métier, une passion… ?

S.M. : Le foot. Je suis le président du club de football de mon village. Un jour, mon fils Noé et ses camarades de classe ont manifesté l’envie de jouer. Cela m’a donné envie de m’impliquer davantage et de créer des équipes jeunes.

… et une anecdote ?

S.M. : Mon cadet Loris, 9 ans, s’intéresse beaucoup à mon travail. Tous les soirs avant de s’endormir, il me demande combien de mètres cubes nous avons bétonnés dans la journée. Quand je lui réponds parfois que nous n’avons rien bétonné, à la fois surpris et intrigué, il me demande pourquoi. Cette complicité me fait sourire et m’attendrit.